La voir arriver depuis le bout du quai, esquisser un sourire mais le retenir sans savoir si je l'ai vue, croiser son regard et le voir briller de milles éclats, apprécier son sourire qui s'abandonne enfin, la voir s'approcher encore, laisser tomber son sac, se suspendre à mon cou et m'embrasser tendrement de doux baisers dans le cou. La serrer à l'en faire étouffer. Voir ses lèvres se détacher et se poser sur les miennes. N'être plus qu'un, n'être plus que ces lèvres unies, étrangers au monde qui nous entoure, loin de cette gare, sourds au monde extérieure. Sentir encore ses douces lèvres me caresser, les miennes s'entrouvrir, sentir sa langue pointer contre la mienne, se poser langue contre langue, doucement, tendrement, suavement, se suçoter un petit peu du bout de la langue.
Se décoller, s'éloigner de quelques cm, prendre son sac, faire qqs mètres, marcher, enlacés et l'entendre dire, seuls au monde, dans cette gare bondée, "je t'aime, tu sais". Sourire, heureux et continuer à avancer, béats...
...
...
...
...
J'ai aussi oublié son visage...
mais c qui cet enfant gaté
- enfant gaté
- certains me décrivent comme "branleur", d'autres comme "sensible derrière la carapace". En tous cas, ici, s'exprimera un petit bout de moi: celui des souffrances, des fantasmes et des envies
mercredi 26 mai 2010
dimanche 16 mai 2010
C'etait bien...
je vous ai pas raconté mais...fin Avril, je suis enfin reparti dans le désert! Oh, pas longtemps! Une grosse semaine tout juste... Mais tout y était: le désert, les dunes, la mer, les copains, le boulot (qui donnait une vraie raison d'être là), le soleil, les nuits à la belle étoile et les 4x4 puissants et utiles (pas des bagnoles de ville)!
Oui, vraiment, c'était bien!
Oui, vraiment, c'était bien!
vendredi 14 mai 2010
Ecrire...
C est le billet cette chère Effrontée, là, qui m'y a fait penser mais ce blog m'aura donné de plus en plus envie d'écrire.... ailleurs...autrement. Je prends, à nouveau, de plus en plus un vrai plaisir à écrire, à chercher mes mots. Au départ, c'était pour publier ici mais plus ça va, plus le format du blog ne me convient pas. J'ai envie d'écrire des histoires longues avec, peut être, parfois, des épisodes, etc... Et de plus en plus envie de ne mettre sur ce blog que des billets d'humeur très très courts un peu à l'image de ce que fait Sophie (mais je n'ai pas son talent pour illustrer, à mon tour, mes propos). On verra bien...Mais, plume en main, je passe de plus en plus de temps à gratter des pages...et ça me fait du bien!
mercredi 12 mai 2010
envies...
Envie de baiser toute la journée... et puis là, en trainant de blog en blog, je suis tombé sur cette photo, chez psganarel (alias les humeurs du valet),
et alors, soudain... , ça m''est tombé dessus comme un coup de massue: j'ai eu envie de faire l'Amour...
Allez donc comprendre qqe chose à la psychologie masculine!
lundi 10 mai 2010
Blog et pudeur
Le billet "Mamans" que j'ai écrit il y a qqs jours, ne concernait pas que moi mais aussi ces filles que j'ai aimées, que, pour le moins, je respecte toujours; ces "Mamans" qui n'ont pas forcément envie que leur vie, aussi passée soit elle, s'étale sur la blogosphère... Alors, même si leurs noms n'étaient pas cités, j'ai retiré ce billet et les prie toutes les 3 de bien vouloir m'excuser de cet mise en lumière qu'elles ne souhaitaient sans doute pas.
Quant à nos éventuelles connaissances communes qui auraient reconnues l'une ou l'autre de ces 3 personnes, je leur serais vraiment reconnaissant de ne pas faire part de ce qui était écrit dans ce billet.
Après tout, tout ceci ne regarde qu'elles et moi...
Merci
Quant à nos éventuelles connaissances communes qui auraient reconnues l'une ou l'autre de ces 3 personnes, je leur serais vraiment reconnaissant de ne pas faire part de ce qui était écrit dans ce billet.
Après tout, tout ceci ne regarde qu'elles et moi...
Merci
mardi 20 avril 2010
Tout va bien...
Si l'on considère que
penser au boulot plus de 15heures par jour est normal,
que n'avoir des relations que professionnelles (ou presque) est normal
et que ne pas savoir tenir une conversation non professionnelle n'est pas une tare...
alors,
tout va bien
penser au boulot plus de 15heures par jour est normal,
que n'avoir des relations que professionnelles (ou presque) est normal
et que ne pas savoir tenir une conversation non professionnelle n'est pas une tare...
alors,
tout va bien
samedi 17 avril 2010
modestie...
Pendant des années, le soir, avant de m'endormir, alors que je partageais ma chambre avec mon frère, je pensais que je devais bien travailler pour ne pas décevoir mes parents... Mais pas ceux avec qui je vivais, non! Non, non! Il était évident que j'étais le fils d'un roi et qu'il m'avait confié à ceux qui étaient mes parents quotidiens! Ce n'était pas possible autrement... Reste qu'en tant que fils de roi, forcément, j'avais des obligations...
Je me souviens plus qd c que j ai arrêté de penser ça ;-)
Je me souviens plus qd c que j ai arrêté de penser ça ;-)
Principe de précaution...
... Ca devient vraiment n'importe quoi!!!
Je veux bien croire que ce très cher volcan islandais émette des cendres qui soient dangereuses pour les avions...
Mais qd je vois des avions voler en Irlande et qu'on me dit qu'on peut pas décoller vers le Qatar, je dis que c vraiment n'importe quoi! Et s'il émet pdt 10 ans, on arrête les avions? La connerie de la vaccination anti grippe H1N1 n'a donc pas suffi?
Devra t on un jour s'empêcher de sortir dans la rue parce qu'un chien s'est laissé aller à l'autre bout de la ville?
Oui le risque "zéro" n'existe pas. Il serait temps de s'en souvenir!
Je veux bien croire que ce très cher volcan islandais émette des cendres qui soient dangereuses pour les avions...
Mais qd je vois des avions voler en Irlande et qu'on me dit qu'on peut pas décoller vers le Qatar, je dis que c vraiment n'importe quoi! Et s'il émet pdt 10 ans, on arrête les avions? La connerie de la vaccination anti grippe H1N1 n'a donc pas suffi?
Devra t on un jour s'empêcher de sortir dans la rue parce qu'un chien s'est laissé aller à l'autre bout de la ville?
Oui le risque "zéro" n'existe pas. Il serait temps de s'en souvenir!
lundi 12 avril 2010
Papa
Comme indiqué dans un billet précédent, de temps en temps, l'envie, que j'essaie d'enfouir pourtant, d'un enfant revient à la surface.
Cette envie d'être papa n'est pas hormonale ou lié au printemps comme me le suggérait malicieusement Charl'. C'est une envie qui existe depuis longtemps, qui a évolué, bien sûr. Pendant longtemps, cela me semblait juste naturel, inséparable d'un développement, d'un épanouissement. Je ne m'imaginais pas avoir 25 ans sans enfant... Et puis la vie en a décidé autrement, m'apportant d'autres joies, d'autres épanouissements d'autres découvertes.
Le temps passant, ma relation au couple, aux paternités possibles s'est compliquée, chaque jour plus tortueuse, toujours plus chargée de souvenirs douloureux et d'épreuves traversées. Alors, un jour, j'ai décidé que c'était fini, que je ne serais jamais papa. Et j'ai fait une croix sur ce don, sur ce que j'imagine être un amour absolu. J'ai fait une croix sur l'idée de donner la vie et d'avoir cette marmaille dont j'avais rêvée, sur le rêve de tenir un bébé dans mes bras. Surtout, j'ai fait une croix sur ce geste d'amour absolu (envers sa partenaire, envers ce nouvel être) que me semblait être le fait de donner la vie.
Et puis ces jours ci, un jour de moins bien, un jour où j'étais plus très à l'aise, un peu perdu, j'ai soudain eu envie d'un petit "enfant gâté" miniature. Il ne s'agit plus d'envie d'amour à donner mais plutôt d'envie de voir évoluer un être qui me ressemble et que je serais enfin capable de comprendre , à défaut de me comprendre moi même. UN être qui m'apprendrait qui je suis, en qqe sorte...
Bien sûr, sans doute cela est il tout à fait utopique, car un être, par définition, vit sa vie, unique avec son histoire et je sais bien qu'il en serait aps question pour moi non plus d'en faire un clone ni même ce que je n'ai pas su être.
Bien sûr, surtout, cette conception de la paternité est à des lieux de ce que j'ai appris, de ce que j'ai moi même proclamé pendant des années. C'est du pur égoïsme alors que donner la vie me semble être le don absolu, un immense cadeau...
Reste qu'à l'aube de mes 40 ans voilà où j'en suis...
(ps: Charl a peut être raison qd elle parle, ici, des affirmations masculines au sujet de la paternité)
Cette envie d'être papa n'est pas hormonale ou lié au printemps comme me le suggérait malicieusement Charl'. C'est une envie qui existe depuis longtemps, qui a évolué, bien sûr. Pendant longtemps, cela me semblait juste naturel, inséparable d'un développement, d'un épanouissement. Je ne m'imaginais pas avoir 25 ans sans enfant... Et puis la vie en a décidé autrement, m'apportant d'autres joies, d'autres épanouissements d'autres découvertes.
Le temps passant, ma relation au couple, aux paternités possibles s'est compliquée, chaque jour plus tortueuse, toujours plus chargée de souvenirs douloureux et d'épreuves traversées. Alors, un jour, j'ai décidé que c'était fini, que je ne serais jamais papa. Et j'ai fait une croix sur ce don, sur ce que j'imagine être un amour absolu. J'ai fait une croix sur l'idée de donner la vie et d'avoir cette marmaille dont j'avais rêvée, sur le rêve de tenir un bébé dans mes bras. Surtout, j'ai fait une croix sur ce geste d'amour absolu (envers sa partenaire, envers ce nouvel être) que me semblait être le fait de donner la vie.
Et puis ces jours ci, un jour de moins bien, un jour où j'étais plus très à l'aise, un peu perdu, j'ai soudain eu envie d'un petit "enfant gâté" miniature. Il ne s'agit plus d'envie d'amour à donner mais plutôt d'envie de voir évoluer un être qui me ressemble et que je serais enfin capable de comprendre , à défaut de me comprendre moi même. UN être qui m'apprendrait qui je suis, en qqe sorte...
Bien sûr, sans doute cela est il tout à fait utopique, car un être, par définition, vit sa vie, unique avec son histoire et je sais bien qu'il en serait aps question pour moi non plus d'en faire un clone ni même ce que je n'ai pas su être.
Bien sûr, surtout, cette conception de la paternité est à des lieux de ce que j'ai appris, de ce que j'ai moi même proclamé pendant des années. C'est du pur égoïsme alors que donner la vie me semble être le don absolu, un immense cadeau...
Reste qu'à l'aube de mes 40 ans voilà où j'en suis...
(ps: Charl a peut être raison qd elle parle, ici, des affirmations masculines au sujet de la paternité)
vendredi 9 avril 2010
larmes
Je suis entré dans l'avion quasiment le premier. Je me suis installé. ET alors que l'avion se remplissait, j'ai ouvert mon livre. Au bout d'une demi-page, j'ai senti mes yeux se gonfler. A la 2ème page, je pleurais (le plus discrètement possible pour pas déranger mon voisin) et ça a duré jusqu'à la 20ème page...On a décollé. J'ai repris le bouquin. et j'ai pleuré toutes les 20 pages jusqu'à notre atterrissage, bouquin tout juste fini. Le pire, c que ct même pas un bouquin triste. Au contraire... Ct un bouquin de Noelle Chatelet qui raconte la joie d'être grand mère et tout ce que cela déclenche en elle comme souvenirs, découvertes, réminiscences et même renaissance...
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