mais c qui cet enfant gaté

certains me décrivent comme "branleur", d'autres comme "sensible derrière la carapace". En tous cas, ici, s'exprimera un petit bout de moi: celui des souffrances, des fantasmes et des envies

vendredi 12 mars 2010

ca se confirme...

écrit début Février


Comme promis, elle m'attend à la gare. A quelques détails près (il fait vraiment froid), le scénario se déroule comme prévu: bas, nue sous la robe. C'est parfait.
Je n'ose pas la retourner et la prendre contre la porte dès notre arrivée. Pourtant, je sais qu'elle a envie de domination, qu'elle a envie que je mène la danse. Mais même si je suis là, je ne fais que suivre, mécaniquement. C'est bien, c'est bon, mais mon esprit bloque. Pas ailleurs, non! Plutôt stressé, plutôt obnubilé par le "qu'est ce que je dois faire?", "Que veut elle?", "Qu'est ce que je veux, moi?" "Sur quoi, ai je fantasmé avant de venir?". Peur aussi. Peur de ne pas y arriver. Peur de ne pas bander, peur de ne pas lui donner autant de plaisir que sa compagne, peur de ne pas arriver à jouir. Finalement, les choses se passent. Bien. Bonnes. On y trouve du plaisir tous les deux. Sans que pour autant ce soit un feu d'artifices...
Et puis nous parlons, je m'abandonne, peu à peu, dans ses bras. Et j'ai soudain envie d'effleurer sa peau du bout des lèvres. Elle vient de me dire qu'elle est "casée", ce que je sais pourtant depuis longtemps, mais je me sens libéré. Et si je l'embrassais? juste parce que c'est bon de sentir des peaux se frotter. Et si j 'acceptais de me dire que l'embrasser ne veut pas dire "je t'aime"?  Et si je l'embrassais en éteignant le cerveau et en n'écoutant que mon corps?

Comme dans un ballet tendre et doux de langues et de peaux, de dents et de seins, de doigts, de mains... C'est doux, c'est agréable, c'est bon! Je descends peu à peu vers son sexe et pour la première fois depuis que nous couchons ensemble, j'ai envie d'embrasser vraiment ce sexe et d'y prendre du plaisir, j'ai envie, enfin, de le découvrir! Pour la première fois, surtout, j'arrête de me dire que de toute façon c'est peine perdue et que puisque les filles font ça bcp mieux que les mecs, je n'arriverai jamais à  la cheville de ce que lui offre sa compagne. Mais, non! cette fois-ci, j'ai envie d'en profiter, j'ai envie de lui en faire profiter, j'ai envie de découvrir, d'explorer, de savoir à quoi il ressemble, quel goût il a . J'ai envie que pendant quelques instants, il n'y ait plus au monde que ce sexe, ses lèvres, ce petit bouton encapuchonné, et ma langue, mes papilles et mon nez...
Et le miracle se produit: la voilà qui réagit, qui bouge, qui ondule, qui halète et qui soudain dans un gémissement me demande de venir en elle...
Et même si on a vu bandaison plus virile (c est le moins qu'on puisse dire), je la pénètre. Quelques timides AR et la voilà qui jouit, en pleurant...

Décidément, oui, pour bien faire l'amour, faut éteindre son cerveau

3 commentaires:

petite française a dit…

Faut éteindre son cerveau ou lacher prise ? Question de vocabulaire me direz vous.

Voyez-vous, ce texte est une belle illustration de la nécessité de laisser libre court à l'improvisation, même dans un contexte bien scénarisé, en suivant son envie. Ses envies. Et espérer le partage.

B

L.Effrontée a dit…

Comme petite Francaise, j'opte pour un exquis "lâcher prise" qui amène bien plus de plaisirs qu'une envie programmée.

Mais finalement le plus important est : Le regrettez-vous, vous, ce "lâcher prise"?

enfant gaté a dit…

Pour sûr ...que je ne le regrette pas!
Quant au vocabulaire, même si, effectivement, je pense que vous avez intrinsèquement raison , je vais continuer à dire "éteindre le cerveau". "Lâcher prise", même en mots, me fait bien trop peur ;-)